
Depuis le 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE applique un nouveau coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire : 1,9 au lieu de 2,3. Le coefficient du gaz et du bois reste à 1. Un kilowattheure d'électricité « pèse » donc moins lourd dans le bilan en énergie primaire, qui détermine l'étiquette énergie.
Qui est concerné ?
Les logements chauffés à l'électricité (convecteurs, radiateurs à inertie, pompe à chaleur, plancher chauffant) et ceux dont l'eau chaude est produite par un ballon électrique. Pour une partie d'entre eux, la baisse du coefficient suffit à faire passer l'étiquette dans la classe supérieure. Les logements au gaz, au fioul ou au bois ne changent pas de classement.
Faut-il refaire son DPE ?
Pas nécessairement. Les DPE établis entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025 restent valables : une attestation de mise en conformité, recalculée avec le nouveau coefficient, est téléchargeable sur l'observatoire DPE-Audit de l'ADEME à partir du numéro du diagnostic. Un nouveau DPE reste utile si des travaux ont été réalisés depuis, ou si le rapport initial reposait sur des hypothèses par défaut faute de justificatifs.
Ce que cela change pour vendre ou louer
- Location : un logement G au sens de l'ancienne méthode peut devenir F et redevenir louable jusqu'au 31 décembre 2027.
- Vente : l'obligation d'audit énergétique concerne les maisons classées E, F ou G ; un passage en D en dispense.
- Prix : une classe gagnée, c'est plusieurs points de décote en moins (voir notre guide sur l'impact du DPE).
Source : Institut national de la consommation, « 1er janvier 2026 : abaissement du coefficient de conversion de l'électricité des DPE ».