
Selon l'observatoire PAP (mars 2026), un bien met en moyenne 100 jours à trouver preneur en France, deux mois à Rennes. Entre une vente qui traîne et une vente qui se conclut au prix, la différence se joue presque toujours avant la mise en ligne. Voici l'ordre qui fonctionne.
1. Les diagnostics d'abord
Le DPE conditionne l'annonce (l'étiquette y est obligatoire) et le prix (voir notre guide sur l'impact du DPE). L'ERP doit être prêt dès la première visite. Commander le dossier complet avant toute estimation évite les mauvaises surprises : une installation électrique à refaire ou une mérule découverte au compromis font baisser le prix bien plus qu'une anticipation.
2. L'estimation, avec le dossier en main
Une estimation sérieuse s'appuie sur les ventes comparables (données DVF), l'état réel du bien et sa classe énergétique. Faite avant les diagnostics, elle est approximative ; faite après, elle est défendable face à un acquéreur. C'est aussi le moment de choisir entre vendre en l'état ou réaliser les travaux qui changent la classe.
3. Les documents
Titre de propriété, taxe foncière, plans, factures de travaux, attestation d'assainissement, et en copropriété les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le règlement et le carnet d'entretien. Un dossier complet dès la première visite rassure et accélère : l'acquéreur qui a tout sous les yeux n'a pas de raison d'attendre.
4. L'annonce et les visites
Photos faites quand le bien est prêt, étiquette DPE affichée, mention Géorisques, surface certifiée. Les visites s'enchaînent sur deux à trois semaines ; au-delà, c'est le prix qui parle.
5. Le compromis et l'acte
Comptez environ trois mois entre le compromis et l'acte authentique : délai de rétractation de dix jours, condition suspensive de prêt, purge des droits de préemption. Les diagnostics encore valides sont réutilisés ; les autres (ERP de plus de six mois, termites) sont actualisés.
Source : observatoire PAP, mars 2026, cité par PAP.fr le 22 mars 2026.